ÉLEVEURS-ABATTEURS
Un projet de partenariat avec la compagnie d’abattage de Bourg

L’association des éleveurs-abatteurs en circuits courts de l’Ain devrait signer une convention avec la compagnie d’abattage de Bourg-en-Bresse. Un partenariat qui se veut gagnant-gagnant, pour les adhérents et pour les outils d’abattage.
Un projet de partenariat avec la compagnie d’abattage de Bourg

L'association des éleveurs-abatteurs en circuits courts (AEACC) a réuni ses adhérents en assemblée générale, lundi 26 mars à la Maison de l'agriculture. Au cœur des échanges : le projet de convention partenariale entre l'association et la compagnie d'abattage de Bourg-en-Bresse (Cab). Les membres de l'AEACC sont des producteurs fermiers développant des activités économiques autour des animaux de boucherie, en productions porcines, bovines, ovines et caprines. Ils font déjà, pour la plupart, appel aux services de la Cab, pour des volumes annuels cumulés qui atteignent aujourd'hui 700 t.

Le souci de l'AEACC est de pouvoir proposer à ses membres un accès contractuellement défini à une ou plusieurs structures d'abattage dans l'Ain. De son côté, la Cab, qui souhaite rentabiliser ses outils d'abattage, les développer et les mettre en conformité avec l'appui financier du Département et de la Région, pourrait ainsi s'engager sur les productions réalisées par les membres de l'association. Un partenariat gagnant-gagnant donc, dont les termes ont été présentés aux adhérents lundi dernier pour approbation.
Pour les membres de l'AEACC, cette convention leur permettrait de s'acquitter de taxes EAC (éleveur-abatteur conventionné) minorées et de ristournes en fonction du tonnage réalisé annuellement par le collectif. L'abattage serait réalisé par les deux abattoirs des Crêts et de la Cab. Celle-ci s'engage sur l'ensemble des productions des adhérents de l'AEACC, sauf les chèvres. Elle convient, par ailleurs, de maintenir un abattage des ovins et ovins bio. Le projet de convention prévoit un engagement réciproque pour cinq ans. Le vice-président du Département, Jean-Yves Flochon, a qualifié le projet de « travail d'intérêt collectif. Le Département est attaché à l'amont et à l'aval de l'abattage, au devenir des exploitations comme des produits d'abattage ».

Atelier de transformation

Autre sujet majeur abordé par les éleveurs-abatteurs : le projet d'atelier de découpe et de transformation, lancé il y a plusieurs années déjà. « Partout, on parle de circuits courts, de transformation à la ferme, de signes de reconnaissance... L'atelier de découpe peut répondre à ces attentes. Maintenant, si on doit le faire, ce sera dans les prochains mois », a confirmé le président de l'association, Joël Raccurt. Plusieurs études ont déjà été réalisées. Une nouvelle vient d'être lancée, avec l'appui technique d'Édouard Guyot, conseiller spécialisé aviculture à la chambre d'agriculture. Elle permettra de recenser les besoins des adhérents en découpe, transformation et soutien logistique.
Le futur atelier, s'il voit le jour, pourrait être implanté à Ceyzériat, « sur un terrain gardé depuis 10 ans par la communauté de communes de la Vallière », a rappelé Joël Raccurt. « Il y a aujourd'hui une volonté politique de soutenir ce projet. Si on n'arrive pas à le concrétiser, il ne restera plus que la convention avec la Cab », a-t-il ajouté. La création d'une plateforme de stockage est également à l'étude, soutenue par la Région, qui concernerait les produits issus de l'atelier de découpe, des fruits et légumes et une structure logistique.

Sébastien Duperay