PREDATION
Une suite favorable


Interrogé sur les attaques du loup, le service de la Préfecture en charge du dossier devrait le valider.

Une suite favorable

« Depuis début octobre, une exploitation situé dans le bas-Bugey a fait l’objet de 5 attaques sur son troupeau ovin. Le bilan des victimes est, à ce jour, de 15 bêtes tuées et de 5 autres blessées. Si les premiers constats de dommages sur brebis et agneaux laissent raisonnablement à penser qu’il s’agisse d’attaques imputables à un loup, il faut attendre les résultats de l’expertise des dommages en cours pour valider définitivement cette option.
Cette étape va intervenir très prochainement.
L’exploitant, en lien avec les services de l’État et l’association des protections alternatives pour la cohabitation de l’élevage et la faune sauvage (Apacefs), met en place progressivement des mesures de protection de ses troupeaux (installation de parcs nocturnes électrifiés et visites quotidiennes).
Cette étape de sécurisation est indispensable pour pouvoir obtenir un arrêté préfectoral autorisant l’éleveur à effectuer des tirs de défense simple en vue de la protection de son troupeau contre la prédation du loup.
Sur la base d’une demande formelle à fournir par l’exploitant, les services de l’État seront à même de lui délivrer un tel arrêté.
À ce stade, la Direction Départementale des Territoires, qui est en lien direct avec l’éleveur, n’a pas encore été destinataire d’une sollicitation officielle de sa part.
Pour mémoire : revenu naturellement en France par les cols alpins au début des années 1990, le loup (Canis lupus) fait l’objet d’une protection stricte aux niveaux international, communautaire et national.
Il est donc interdit de le capturer, de le perturber de manière intentionnelle ou de le braconner. La destruction illégale d’un loup constitue un délit puni de deux ans d’emprisonnement et de 150 000 € d’amende ».