VALORISATION DU BOIS
L’arbre, ressource pour l’élevage bovin

Patricia Flochon
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La Bala (Association Bois Agri-Local Aindinois), travaille depuis 2019 à la gestion durable et valorisation de la ressource en bois des exploitations agricoles. Retour sur l’assemblée générale du 28 novembre et la thématique du jour : la valorisation de la plaquette en litière pour l’élevage bovin. 

L’arbre, ressource pour l’élevage bovin
L’assemblée générale de la Bala, le 28 novembre au lycée Les Sardières, présidée par Jean-Noël Giroud (2ème à droite). Photo/PF

 
C’est au lycée Les Sardières de Bourg-en-Bresse, que l’association Bois Agri-Local Aindinois a tenu cette année son assemblée générale. Un site privilégié au regard de la thématique du jour : « les atouts de la plaquette bocagère pour les animaux », échanges et présentation à l’appui des résultats obtenus sur l’exploitation agricole du lycée. Pour rappel, la chambre d’agriculture de l’Ain et la FDCuma accompagnent depuis 2019 un groupe d’agriculteurs (une cinquantaine d’exploitants adhérents aujourd’hui, signataires d’une charte d’engagement), fédérés au sein de l’association Bala, sur la valorisation du bois des exploitations en litière et/ou énergie. Deux tournées d’abattage mécanisé ont été organisées en 2022, en lien avec Terry élagage. Soit 23 chantiers, pour environ 260 heures de pelle. Au final, près de 23 000 m3 de plaquettes ont été produites par la déchiqueteuse de la Cuma de Saint-André-sur-Vieux-Jonc l’an dernier, dont près de 3 900 m3 pour les agriculteurs de l’Ain. Pour gérer la ressource durablement, quatorze visites préalables, assurées par Franck Loriot (Sarl FL Agri) ont été effectuées auprès des adhérents (dont un dans le Rhône). Depuis trois ans, une douzaine de plans de gestion ont été réalisés. Les matinées « Tour de haies » se poursuivent, à raison de trois l’an dernier, sur les communes de Nurieux-Volognat, Marboz et Châtillon-sur-Chalaronne, suivies par une cinquantaine d’agriculteurs. L’association poursuit également une démarche de communication auprès des collectivités. Une rencontre était organisée en juillet dernier avec la commune de Val-Revermont afin d’échanger sur l’opportunité d’une action pilote de valorisation de la plaquette bocagère. 
 
Souplesse, qualité de travail et réactivité
 
Après quatre ans d’exercice, le président, Jean-Noël Giroud, dresse un bilan positif et encourageant de l’action engagée : « Depuis la création de l’association nous avons pu avancer avec les différents partenaires et le soutien du Département et de Grand Bourg Agglomération, mettre en route un plan d’action, travailler sur un cahier des charges et la mise en place de bonnes pratiques pour l’entretien des haies. La Cuma de Saint-André-sur-Vieux-Jonc s’est équipée rapidement d’un matériel performant adapté à nos besoins de déchiquetage. La Cuma de Saint-Étienne-du-Bois « Le Châtelet », a acquis cette année dans l’été un grappin tronçonneuse pour garantir un travail de qualité et en sécurité. L’implantation locale permet de la souplesse et de la réactivité. Les plans de gestion individualisés sont assurés par Franck Loriot, courroie de transmission pour l’organisation des chantiers des Cuma. À l’association, nous sommes en grande partie utilisateurs de notre ressource et nous y trouvons un intérêt direct ». Et d’insister sur la volonté de « créer et développer un lien économique avec les territoires, des partages d’expérience, visites de réalisations dans des départements voisins, etc. ».